L’endométriose


Vita'Santé / mercredi, mars 28th, 2018

Pour écouter la version audio de la chronique, cliquez ici:
https://radioevasion35.com/2018/03/28/vitasante-quest-ce-que-lendometriose/

 

J’aimerais parler d’une thématique qui me tient particulièrement à cœur. J’en ai d’ailleurs fait le sujet de mon mémoire de formation en naturopathie. Il s’agit de l’endométriose. Une maladie féminine trop peu connue et qui fait pourtant souffrir beaucoup de femme.

L’endométriose est une maladie chronique, inflammatoire qui se caractérise par la présence de tissu semblable à celui de l’endomètre en dehors de l’utérus. L’endomètre est un tissu qui tapisse la cavité utérine. Au fil du cycle, il s’épaissit en vue d’y accueillir un éventuel fœtus. S’il n’y a pas fécondation alors l’endomètre se désagrège et saigne, ce sont les menstruations. En cas d’endométriose, les lésions endométriales situées en dehors de l’utérus ont le même comportement, et deviennent hémorragiques à chaque menstruations, entrainant douleurs et inflammation. Ces lésions peuvent se situer au niveau de la sphère gynécologique : ovaires, utérus, trompes de Fallope… mais également dans des régions plus éloignées comme au niveau des intestins ou de la vessie. Dans des cas plus rares, on peut retrouver des lésions d’endométriose aux poumons ou au cerveau.

C’est une maladie qui touche en moyenne 1 femme sur 10. Ce chiffre peut être considéré comme sous évalué en tenant compte de toutes les femmes qui ne sont pas diagnostiquées. Tout le problème de cette maladie réside ici. Sur le temps moyen de son diagnostique qui est de 8 ans. 8 années durant lesquelles les femmes se plaignent de douleurs. Des douleurs qui peuvent être localisées au niveau du bas ventre mais également au niveau des intestins. Ce qui explique, en partie, la complexité du diagnostique de l’endométriose car elle s’exprime sous divers symptômes. On peut dire qu’il y a autant d’endométriose qu’il y a de femmes.

C’est une maladie mystérieuse, mal connue de la part des scientifiques ainsi les causes de cette maladie restent assez floues. La seule certitude est son lien étroit avec les œstrogènes. Le traitement actuel vise  d’ailleurs à réduire ou stopper l’activité ovarienne et donc l’ovulation par l’administration de la pilule contraceptive par exemple. Cette technique ne guérit pas l’endométriose mais inhibent ses symptômes.

L’hygiène de vie d’une femme souffrant d’endométriose est primordiale mais il est rare qu’on lui préconise des conseils alimentaires ou d’activité physique. C’est à ce niveau que la naturopathie montre tout son intérêt.
Il existe un type d’alimentation à privilégier comme tous les aliments dits anti-inflammatoires. Réduire l’exposition aux perturbateurs endocriniens que l’on peut trouver dans le plastique, dans les cosmétiques, dans la lessive… Pratiquer une activité physique régulière et mobilisant la zone du bassin qui est souvent très congestionnée quand on souffre de cette maladie. La gestion du stress et des émotions est un réel travail à mettre en place chez les femmes ayant de l’endométriose.

Le message de cette chronique sur l’endométriose est double. Il a pour but de sensibiliser  face au temps de diagnostique de cette maladie mais également et surtout, que chaque femme souffrant d’endométriose peut à son niveau essayer d’améliorer sa qualité de vie au quotidien en adoptant une hygiène de vie en adéquation avec son endométriose.

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